Saturday, 1 October 2011

Source


Tu jaillis
Au cœur de l’être
Au cœur des Hommes
Intarissable
Et pourtant
Voilà que nous sommes
Assoiffés
Insatiables
Cherchant désespérément sur Terre
L’ombre d’un Paradis Perdu
Cherchant, à travers nos barrières
A retrouver la Joie
D’un monde aux infinis possibles
D’un monde de la nuit des temps
Monde d’Amour où nous sommes nés
Mais que nous avons oublié

Le chemin est de le retrouver
Combien de vies nous faudra-t-il
Avant que nous puissions à nouveau
Nous tarir à la Source de Vie
D’où nous avons émergé

Je cherche avec mes finitudes
L’essence d’un monde infini
Je cherche à aimer sans retenue
Cet autre dont je n’ose m’approcher,

Avec lequel je ne sais m’allier
Car je le cherche parfait
Et que je ne sais donner
Vraiment de moi.

Qu’est-ce que donner ?
Qu’est-ce qu’aimer ?
Et recevoir : est-ce que je sais ?
Autant de questions à regarder
Car le temps passe
Et moi
Qu’ai-je fait de ma vie
Comment ai-je donné ?
Comment ai-je aimé ?

Pour retrouver la Source
Source d’Amour et de Joie
Je dois d’abord m’aimer
Oser me pardonner

Là est la clé
Que je cherche partout
En tout
Eperdument
Ardemment
Mais je cherche au-dehors
Ce qui est au-dedans

Je cherche, à travers l’autre
A combler ce que, en moi
Je ne sais aimer

Si j’osais à la Source
Revenir m’abreuver
J’arrêterais ma course
Enfin, m’agenouillerais
Pour prier
Et remercier
De m’avoir donné
A manger
Là où j’étais affamé
A boire
Là où j’étais assoiffé
De l’amour
Là où j’étais asséché

Maintenant
Apaisé
Rassasié
Réconforté
Je reprends ma route
Et Te regarde
Toi, l’Autre moi
Et je Te vois enfin,
Entier
Relié
A la Source de Vie
Qui donne à l’infini





Comment as-tu aimé ?
Yvan Amar



Friday, 30 September 2011

Apprendre à T’Aimer


Puis-je T'Aimer
Plus que tout
Par-dessus tout
C'est à dire Aimer
Chaque particule
De Ta création

Donne-moi de T'Aimer
De Te Servir
Pour que je disparaisse
Unifiée au grand Tout
Et que le Je apparaisse
Ce Je qui est Un
Ce Je qui est Nous

Je fais veou de voir
L’oeuvre de Ta creation
Au-delà des œillères
Au-delà des chimères

Que ces vagues qui m’inondent
D’amour et de bonté
Poursuivent leur chemin
Pour m’inonder à jamais
Pour inonder le monde
De Ta création

Aimer, c’est pardonner
Quand vous vous sentez heurté
C’est chevaucher la vague
Pour répandre la bonté

Pardonne-moi mon Dieu
Quand je ne sais encore
Amener du pardon
Afin que puisse éclore
A nouveau l’Amour

Permets-moi mon Dieu
De Te voir en toute chose
En tout être, toute création
Afin que puisse éclore
En toute situation
A nouveau l’Amour

Afin qu’à nouveau
L’Amour voie le jour
Pour apprendre à T’Aimer
En tout temps, en tout lieu
Pour apprendre à T’Aimer
Quoi qu’il se soit passé


Aimer 
c'est être vraiment présent
Thich Nhat Hanh

Sunday, 11 September 2011

A toi, mon Eclaireur


Aveugle, ça je l’étais
Confortable dans une vie
Que je m’étais façonnée
Mais vivant le déni

Mon âme t’a rencontré
Et j’ai tout de suite su
Tant j’étais bouleversée
Tellement j’étais émue

Emue de ressentir
Mon cœur battre si fort
Emue de percevoir
Les vibrations de mon corps

Ma vie a pris sens
Le jour où Dieu nous a
Par Son infini amour
Fait se rencontrer nos pas

Nos cœurs sont entrés
Dans la danse de la vie
Dans la danse de l’amour
Réunis à jamais

Et là tu m’as montrée
Les œillères m’empêchant
De voir la réalité
Du monde tel qu’il est

Et là tu m’as guidée
Vers l’abîme de mon ombre
Pour oser rencontrer
Illusions e démons
Pour pouvoir démasquer
Le monde de la fiction

Tu continues à m’apprendre
Que pour sortir du déni
A Dieu je dois me rendre
Et m’en remettre à Lui.

A toi mon Eclaireur
Je rends infiniment grâce
De m’avoir fait toucher
Le vrai sens de la Vie

L’Amour qui nous unit
Chaque instant de chaque jour
Rayonnera au monde
Et brillera pour toujours

Puisse l’œuvre de Dieu
Dans nos cœurs enchantés
S’incarner pour le monde
Faire son travail pour la Paix.


Un hommage à Michael, mon mari, mon ami, mon guide, mon éclaireur.
Puisse Dieu te garder longtemps auprès de nous tous.
Puissions-nous être dignes de ce que tu nous transmets et puissions-nous le recevoir.




Si les enseignements sont profonds, 
inutile d'en recevoir beaucoup,
mais mettez-les en pratique.
Jigmé

Thursday, 8 September 2011

Toi l'étranger


Toi, cet inconnu
J’accoste sur ton rivage
Cherchant dans ton visage
Quelque chose de connu

Toi que je ne connais point
Te voulant à mon image
Gommant nos différences
Posant mes exigences

Qu’est-ce donc que je guette
Lorsque je te vois ?
Une réplique de moi,
Ou vraiment te connaître ?

Plutôt que te faire la guerre,
Te découvrir, te respecter
Approcher cette terre
Non familière, que tu es

Te reconnaître différent
Et enfin t’honorer
Non tel un autre moi-même
Qui me ressemblerait

Mais simplement comme toi-même
Toi, cet inconnu
Que j’ai méconnu
Mais qui finalement,
Es si peu différent de moi…


Aimer,
c'est comprendre et sentir que l'autre est différent.
Swami Prajnanpad

Saturday, 3 September 2011

Peuples du monde, peuples de l’ombre


Vous qui maintenez la pulsation de la Terre
Reliés que vous êtes aux ancêtres
Enracinés dans votre sagesse
Vous préservez votre richesse

Loin de nos jungles de béton
Qui poussent comme des champignons
Dénaturant la Terre Mère
L’amenant à manquer d’air

Que sommes-nous donc devenus
Des parasites d’un monde perdu ?
Comment avons-nous pu oublier
La sagesse de ce monde révolu ?

Aujourd’hui la valse des bulldozers
Le tango de toutes sortes de machines
Viennent dépouiller la Terre Mère
De ce qui lui reste comme racines

Réveillons-nous ! Ô êtres humains
Que, oui...soi-disant nous sommes
L’heure est venue de tendre la main
De venir à la rescousse de l’Homme

En apprenant chaque instant à donner
En cessant de prendre à volonté
Il est temps de retrousser nos manches
De voir ce que nous pouvons semer

A l’instar de ces peuples de l’ombre
Laissons enfin la Terre respirer
Renouons avec notre vraie nature
Pour retrouver le sens du Sacré.





Votre voisin est votre soi derrière les murs.
Par la compréhension, tous les murs tombent.
Khalil Gibran


Saturday, 27 August 2011

Et moi et moi et moi

Aime-moi
Regarde-moi
Reconnais-moi
Apprécie-moi
Moi moi moi

Mes peurs
Mes soucis
Ma colère
Mes ennuis
Mes mes mes

Ma maison
Mon travail
Mes affaires
Mes enfants
Ma mon mes

Moi moi moi
Ma mon mes
Voilà le problème du monde
Où chacun veut posséder
S’approprier
Etre vu
Reconnu
A tout prix

Car petit
Tout ce que tu voulais
Etait de papa et maman être aimé
Vu
Reconnu
Entendu
Tu as crié ‘maman’ !
Tu as clamé ‘papa’ !
Mais tu n’as été vu
Tu n’as été entendu

Alors pour être vu
Reconnu,
Ta vie durant
Tu fais fais fais
Ou bien tu ne fais pas
Du bon ou du mauvais
Pour te faire remarquer
Ou te faire oublier
Par un monde trop aveuglé
Par moi mon mes..

Et puis tu grandis
Tu fais ta vie
Et à ton tour
Ta vie devient
A jamais
Moi mon mes…

Comme c’est triste
De n’avoir été aimé
Car à ton tour
Sauras-tu aimer
Ou bien courras-tu
Ta vie durant
Après moi, mon, mes ?

 Si tu te vides de toi,
Dieu vient et prend la place.
Angelus Silesius




Tuesday, 23 August 2011

A tous les enfants du monde


J’ai oublié de vous dire :
La planète terre a besoin de vous
S’il vous plaît, vous ne pouvez partir
Aidez-nous, par-dessus tout.

Nous avons tout dévasté
Abîmé, brûlé
Avons défiguré
La Terre Mère où nous sommes nés.

Que faire à présent ?
Aidez-nous, vous tous les enfants
A ne pas succomber
A ce que nos avons fait.

Avec vous naît l’espoir
Avec vous nous pouvons croire
En un monde meilleur
En un monde sans peurs

Où nous pourrons à nouveau
Saluer le soleil
Et honorer la terre
Où la vie est cadeau.

Enfants vous êtes l’avenir
De cette terre qui périt
Pour la planète entière
Entendez nos prières

Enfants, Dieu vous bénisse
Et vous garde longtemps
Votre âme d’enfant
Pour que les Hommes grandissent.

 Aime et tu seras aimé.
Emerson