Friday, 10 June 2011

Silence, bénis sois-Tu

Silence
Je Te cherche
Je tâtonne
Où es-Tu ?
Qui es-Tu ?
Donne-moi de Te connaître
Afin qu'enfin mon être
Se recueille
T'accueille
Partout
En tout

De Toi j'émerge
En Toi j'existe
Là où se cristallisent
Le frémissement des feuilles
Les incessantes paroles
Le bruit sourd des moteurs

Espace entre les sons
Tu surgis
Tu es là
Tu n'es jamais parti
Mais moi je ne Te vois pas
Mes oreilles sont fermées
A cet espace qui danse
Cet espace qui vibre
Du silence de la Vie
Espace qu'en moi aussi
Je peux accueillir
Car il est toujours  là
Essence de mon être
Essence du temps

Espace infini
Au plus profond de moi
Enveloppant
Nourrissant
Vibrant
Je T'accueille enfin
Sans paroles
Elles se sont envolées
Ont fait place
A la grâce
De ce silence retrouvé
Bénis sois-Tu.

Notre expiration est celle de l'univers entier.
Notre inspiration est celle de l'univers entier.
A chaque instant, nous réalisons ainsi
la grande oeuvre illimitée.
Kodo Sawaki


Monday, 6 June 2011

Si chaque pas sur terre était une prière..

Chaque jour sur la terre
Je dépose un pas
Puis un autre
Où suis-je quand mes pieds
Viennent fouler le sol ?

Est-ce que je me laisse accueillir
Par cette terre nourricière
Qui me porte, chaque jour
Qui en porte bien d'autres ?

A chaque pas
Recevoir
L'énergie de vie
A chaque pas
Déposer
Ma fatigue, mes soucis.

La terre est si bonne
Qu'elle retransforme tout
Nos malheurs, nos ennuis
Elle les transforme en vie
Seulement, nous, endormis
Ne faisons que marcher
Tels des morts-vivants
Oubliant qu'à chaque pas
Que nous déposons sur Terre
Nous existons.

Nous oublions de remettre
A la terre nourricière
L'énergie de vie
Qui par nous s'inspire
Puis par nous s'expire
Et tels des robots
Nous avançons
Omnubilés par nos démons.

Si à chacun de nos pas
Quand nous foulons la terre
Nous retrouvions
Le geste sacré
Quand nous posons le pied

Ce sacré à son tour
Viendrait nous habiter
Pour que de robot en humain
Puis d'humain en Divin
Nous fassions l'oeuvre de vie
Cadeau d'éternité

En simplement sachant
Retrouver le sacré
Et de chacun de nos pas
En faire une prière..

Si chaque pas que vous déposez sur la terre
est une prière
vosu progresserez toujours dans le respect du sacré.
Alors votre pas lui-même deviendra sacré.
Charmaine White Face

Friday, 3 June 2011

Il n'y a que le présent

L'infini du temps
Temps de la création
Où le futur n'est pas là
Et le passé balayé
Seul existe maintenant
Il n'y a que le présent.

Les minutes, les secondes
Ca appartient au monde
Des hommes et du fini.
Dans le temps infini
Il n'y a pas de demain
Il n'y a pas de hier
Seul existe maintenant
Il n'y a que le présent.

L'un des plus beaux cadeaux
Que l'on puisse se faire
Est de gommer hier
Sans penser à demain
De simplement être là
Ici et maintenant
Le temps n'existe pas
Il n'y a que le présent.

Quoiqu'il se soit passé,
laissez aujourd'hui être nouveau.
Alan Cohen

Thursday, 2 June 2011

A la grâce de Dieu

Toi qui offres, qui donnes Ta grâce
Sans compter,
Aide-moi à lever les barrières
Qui m'empêchent de Lui faire place.

Permets-moi de voir
Ta lumière, Ta beauté,
Aide-moi à recevoir
Le don de Ta création.

Je suis aveugle
Ouvre-moi les yeux
Je suis sourde
Au don de Dieu

Je T'en supplie
Que l'ardeur dans mon coeur
Pour Te connaître
Puisse grandir à jamais

Afin que ce coeur d'humain
Si aride, si désert
Se remplisse de Ta bonté
De Ton amour, de Ta clarté

Et qu'à son tour
Ce coeur nourri
S'en aille dans le monde
Partager ce qu'il vit.

Aprends-moi à aimer
Ouvre-moi les yeux
Pour que je puisse Te servir
A la grâce de Dieu.

Tout ce que l'on a à faire est de se démasquer,
si pénible que cela soit.
Chögyam Trungpa




Monday, 30 May 2011

Rendre aux enfants leur enfance

Si les enfants pouvaient être
Seulement des enfants
Vivre leur vie d’enfant
Jouer, s’amuser
Le monde accueillerait plus de joie.


Si les enfants pouvaient rire,
Si on leur permettait de pleurer,
Sans toujours leur dire
Quoi faire, quand, comment
Le monde serait plus heureux.


Si les enfants pouvaient dire
Leur vérité d’enfant
Sans que nous cherchions
A avoir raison
Le monde serait plus ouvert.


Si les enfants pouvaient vivre
Pleinement leur vie
Sans devoir réprimer
Leur élan de vie
Le monde serait plus libre.


Si seulement nous pouvions
Accepter nos enfants
Juste pour ce qu’ils sont
Sans les étouffer
Le monde serait plus tolérant.


Si seulement nous pouvions
Ecouter nos enfants
Entendre ce qu’ils disent
De nous et du monde
Le monde serait plus vrai.


Si seulement nous donnions
Aux enfants notre amour
Ils apprendraient à leur tour
A donner de l’amour
Pour un monde de paix.


Si nous rendions aux enfants
Ce qui leur revient
Ce qui leur appartient
Si nos rendions aux enfants
Leur liberté d’enfant
Le monde serait en paix.


Faire confiance est un acte de courage. 
Ebner Eschenbach

Sunday, 29 May 2011

Je Te rends grâce

J'avance d'un pas
C'est la pénombre
Je ne sais où ça va
Il fait sombre.

Eclaire-moi Seigneur
De ta confiance éternelle
Enveloppe-moi mon Dieu
Pour que s'éloigent mes peurs

Devant moi Tu surgis
Mais saurais-je Te voir
Dans cette fome qui éblouis
Ou au contraire toute noire ?

Saurais-je accepter
Que Tu es au coeur de tout
Que je n'ai pas à juger
Mais à aller jusqu'au bout

Du chemin que Tu traces

 Pour ma vie, pour mon âme
Pour ce chemin inconnu
Seigneur, je Te rends Grâce.



L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, tu as à le permettre.
A. de St Exupéry

Friday, 6 May 2011

Après quoi courons-nous ?

Citadins esseulés au milieu de la foule
Croisant mille regards
Courant après le temps
Cherchant un peu d'amour
Avant qu'il soit trop tard.

Trop tard pour quoi ?
Fuyant l'instant présent
Le seul instant qui soit
Avant qu'à son tour
Cet instant ne se fonde
Tel une vague inlassable
Dans la grande respiration.

Et surgit alors
Un instant à nouveau
Saurai-je le saisir
Arrêter de courir
Après je ne sais quoi
Qui m'empêche de vivre,
Qui me tient en survie.

Courant après le temps
Faisant et refaisant
J'ai oublié de vivre
Ce moment au présent
Ce présent de la vie
Que je n'ai su voir
Que je n'ai su goûter
Que je n'ai su aimer.

Aujourd'hui je cours plus
Et je vois ces regards
Emplis de solitude
Des passants dans la rue
Des passants qui comme moi
Courent après le temps
Pour ne pas voir
La soif de leur coeur
Qui sans le savoir
Donnerait cher
Pour s'abreuver à la source
De la joie éternelle.

Ami, ne cours plus,
Car la joie que tu cherches
Est là tout près de toi
Est là au fond de toi.

Arrête-toi un instant,
Et laisse-toi toucher
Par le souffle de Vie
Qui t'aime tel que tu es.
Plus besoin de chercher
Plus besoin de courir
Repose-toi maintenant
Et goûte cet instant
Que t'offre la Vie
Cet instant au Présent.







 Sois heureux un instant. 
Cet instant c'est ta vie.
Omar Khayyâm